Les singes
Ces singes sont des saïmiris (ou sapajous ou singes écureuils). Ils sont vifs, malins et espiègles. Ils savent qu’on a des gâteaux ou des fruits et viennent nous manger dans la main. Ils ont fait un sort à nos galettes bretonnes pur beurre !
Ils sont tout légers et tout doux, ont des yeux tout ronds, une longue queue et des mains douces comme du velours.
Ce sont des trapézistes hors pair qui exécutent des numéros de haute voltige en s'aidant de leur cinquième main, une queue préhensile.
Cap sur les îles
14 -(ou 17 ?)- kilomètres séparent Kourou des îles du Salut. Enfin peu importe. Moi, ce que j’en dis c’est, qu’en petit bateau, avec la barge, avec la Navette ou en catamaran, les îles sont rapidement accessibles et qu’elles sont notre petit paradis à nous.
Il n’y a presque pas de fond entre le continent et les îles, aussi un chenal a été aménagé pour les bateaux et il est régulièrement dragué.
Il est donc fortement conseillé de rester dedans ; c’est même interdit d’en sortir.
Mais c’est mieux d’aller aux îles quand il fait beau car, la traversée sous des trombes d’eau, j’ai testé, et je peux vous dire que c’est pas marrant !
Les îles du Salut
Bien que très proches du continent, elles n'ont pourtant rien de comparable, ni au niveau des paysages, ni au niveau de l'ambiance. Là-bas tout est calme et sauvage et on n'a qu'à se laisser bercer par le bruit des vagues.
On n'accoste que sur Royale et St Joseph, l'île du Diable étant difficile d'accès.
Dans les articles qui suivent, je ne parle que du côté touristique des îles.
J'aborde le côté historique dans une autre catégorie :
>>> Le bagne des bagnes <<<
Les bals touloulous
Bon nombre de dancings, appelés aussi universités, n'ouvrent que durant la période du carnaval. Après une année de relâche,
la Matadô de Kourou a rouvert ses portes en 2008.
De grands orchestres animent jusqu'à l'aube ces "chaudes" soirées.
Dans la salle, beaucoup d'hommes font tapisserie en attendant qu'une touloulou vienne les inviter.
Mais ce n'est pas évident d'oser inviter un inconnu !
Cependant, avec un masque tout est possible ! Et on ose inviter quelqu'un qu'on n'oserait pas inviter dans la vraie vie.
L'orchestre joue surtout des mazurkas et des biguines, et parfois des valses créoles qui permettent de se reposer un peu !
Chaque danse dure longtemps avec des déhanchements au rythme de la musique, et le fameux piké piké où cavaliers et cavalières se livrent à des corps à corps endiablés !
La tradition veut que tout bal se termine par un "vidé".
Nous ne sommes pas restées jusqu'à la fermeture du dancing alors je ne sais pas d'où parte le vidé qui passe ensuite sous nos fenêtres vers les 5 heures du matin !
Le mot "vidé" vient du fait que l'orchestre quittait la salle de bal en musique, suivi par les irréductibles danseurs et ceux de la rue : il "vidait" la salle.
A Kourou, on l'appelle "le monstre". Il transporte un orchestre sur une estrade et entraîne dans son sillage tous ceux qui ont envie de faire la fête ! C'est lui aussi qui clôture les parades des dimanches après-midi.
Touloulous
La soirée d'un touloulou commence bien avant l'arrivée au bal. Elle commence dès le choix des robes.
Pour nous métropolitaines qui nous essayons à cette coutume ancestrale, le costume est souvent loué.
Devant toutes les robes qu'on nous sort d'une valise, nous sommes excitées comme des petites filles qui découvrent des trésors dans les malles des greniers de nos grands-mères.
Tout en dépliant les robes, nous touchons les tissus, visualisons ce qui va être notre futur "déguisement" et vérifions
la taille.
Il ne faut rien oublier, ni les gants longs, ni les cagoules, ni les jupons, ni les masques, ni les loups, ni les voilettes
et ni les coiffes. Tout est assorti. C'est beau.
Lors de l'habillage, nous nous aidons mutuellement à remonter les fermetures éclair, nouer les ceintures, accrocher les coiffes, fixer les loups, positionner les voilettes, et l'excitation grandit !
Puis c'est le départ pour le dancing.
Nous sommes prêtes !
VOL 180
C'est avec 24 heures de retard sur son programme initial que le 6ème et dernier vol de l'année est parti vendredi 21 décembre de Kourou.
Un rouge "ensemble de lancement" est apparu quelques minutes avant le décompte final, donnant lieu à une nouvelle séquence synchronisée.
Puis tous les paramètres se sont remis au vert.
Mais pas pour longtemps, car un nouveau rouge s'est allumé, "sauvegarde" cette fois-ci, qui a encore retardé le tir d'une quinzaine de minutes.
Ariane 5 a fini par partir à 18h41, emportant ses 2 passagers, Rascom 1 et Horizons 2.
Je me trouvais dans la salle Jupiter et j'ai ressentie beaucoup d'émotion chez les ministres africains présents pour ce tir pas comme les autres pour eux puisqu'il larguait Rascom 1, premier satellite panafricain devant fournir des services de télécommunications dans les zones rurales de l'Afrique.
VOL 179
Mercredi 14 novembre 2007, Ariane a décollé de Kourou à 19h06.
Elle était pile à l'heure...mais en retard de plusieurs jours par rapport à la date initialement prévue.
Ce lancement devait avoir lieu vendredi 9 novembre.
Cependant, à la suite d'une anomalie constatée sur l'un des EAP (Etage Accélérateur à Poudre), Arianespace a décidé de reporter le tir au lundi 12 novembre, afin de procéder à des vérifications.
Donc, retour de la fusée dans le BAF (Bâtiment d'Assemblage Final), dans la nuit du 9 au 10, puis repositionnement sur la zone de lancement dimanche 11.
Mais un problème est apparu, cette fois sur la zone de lancement, qui a conduit Arianespace à interrompre la chronologie de lancement.
Le tir n'a donc pas eu lieu le lundi 12, ni le mardi 13 mais le mercredi 14, le problème ayant finalement été résolu et tous les paramètres étant repassés au vert.
Ce fut un très beau décollage, avec quelques nuages au début, puis un ciel tout dégagé ensuite, ce qui nous a permis de suivre Ariane des yeux jusqu'à la séparation des EAP et jusqu'à ce qu'elle ne soit plus qu'un tout petit point lumineux, là-haut, très loin dans le ciel.
Sur le site Ibis, nous avions des scolaires très excités et heureux de pouvoir assister à un tir depuis un site d'observation.











































