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Notre séjour en Guyane

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29 octobre 2007

La faune sauvage

Mise à part l’impressionnant aigle orné, nous avons été fascinés par les singes. (Photos prises par Maxime)

Saki à face pâle, à l'épaisse fourrure grisesaki_max_light

Les fameux babounes (singes hurleurs)babounes_max_light

baboune_max_light

baboune2_max_light
D'habitude on les entend la nuit quand on dort en foret ; ils poussent un cri rauque, puissant, long, qui fait penser à du vent qui soufflerait fort et qui fait très peur si on ne sait pas ce que c’est.
Là-bas, on les a vus pendant la journée et on a pu voir comment ils produisent leurs cris caractéristiques : ils ouvrent leur bouche en cône et produisent un son énorme qui résonne loin dans la foret.
Quand on se trouve juste sous eux, c’est carrément impressionnant !
Une femelle se baladait de branches en branches avec son petit sur le dos.
Y’en a même un qui a fait pipi du haut de l’arbre, et pas un petit pipi ! Une vraie douche ! Du coup, les agamis qui se trouvaient juste dessous sont partis en râlant !

 

 

 

 

La grenouille vert fluo et noire est une dendrobate.
Comme tous les dendrobates, elle est toxique si le mucus de sa peau entre en contact avec notre sang. On s'est bien gardés de la toucher et contenté de la photographier.

dendrobate_max_light

 

Tous ces animaux vivent en totale liberté là-bas ; ils sont dans leur milieu naturel ; ce n’est pas un zoo.

Hoccohocco_Max_light

Ils étaient 3 hoccos à se balader sur le camp. Ce sont de gros oiseaux noirs avec des reflets bleutés. Ils ont une crête sur la tête et un bec jaune vif.

Agamiagami

Les agamis, on dirait des pintades, mais avec des reflets métalliques verts et violets sur le cou et le dessus du dos gris clair.

Ceux-là étaient en bande d'une douzaine, restant près du restaurant où, apparemment, ils ont l'habitude de picorer les restes de nourriture, tout en poussant des gloussements et en sautillant.

 

Retour à la civilisation.

Nous avons vécu des moments inoubliables au coeur de cette forêt et ce fut une expérience fabuleuse.
Le voyage a été long et il constitue à lui seul une aventure.
Il fallait vraiment qu'on soit en Guyane pour tenter cette aventure car depuis la métropole je ne pense pas qu'on y serait allé.

Nous voilà de retour en ville.
Ca fait tout drôle.
La civilisation a du bon, mais, malgré tout, nous sommes encore un peu à-haut, avec l’aigle et les singes….

 

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29 octobre 2007

L'aigle orné

 

A l’origine de ce voyage, il y avait une forte demande de Max qui voulait voir et photographier les oiseaux.
Il avait entendu parler de l’aigle orné, un aigle rare mais plusieurs fois observé au Brownsberg park et il espérait fortement le voir.
Premier jour : rien.
Deuxième jour : nothing.
Troisième jour : nada.
Pas l’ombre d’une plume d’aigle orné.

Puis, à moins de 3 heures de notre départ, les choses se sont enchaînées très vite.

Profitant de leur dernière matinée à l’observatoire de Mazaronitop, à l’autre bout du camp, mes deux baroudeurs étaient partis scruter l’horizon, au cas où. Je les attendais sur un banc, face au lac, avec vue sur la canopée quand, soudain, comme dans la chanson de Barbara... Un beau jour... Près d'un lac....  Endormie....Quand soudain, semblant crever le ciel.... et venant de nulle part... surgit un aigle... Près de moi, dans un bruissement d'ailes, comme tombé du ciel, l'oiseau vint se poser…

J’étais en train de rêvasser, quand un grand bruit dans l’arbre juste devant moi me fit lever la tête.  Je regardais pour voir si ce n’était pas des singes qui jouaient, mais je ne vis rien. Puis, lestement, sans bruit, un énorme oiseau sauta du haut de l’arbre et se posa sur la branche à quelques mètres de moi. C’était un aigle. Un animal magnifique, avec une huppe sur la tête, des yeux jaunes perçants, un bec crochu, des serres puissantes et des plumes marron, noires et blanches. J’imagine alors que ça pourrait être le fameux aigle orné, mais Max est à l’autre bout du camp et, le temps que je le prévienne, l’oiseau aura disparu. D’ailleurs il va s’envoler, je sens qu’il va s’envoler d’une seconde à l’autre. Je n’ose pas bouger. Il me regarde, regarde la canopée, se lisse les plumes, mais il reste. Il est là, fier, serein, magistral. Il fait sa toilette et moi je n'en reviens pas !

Puis, aussi lestement qu'il était arrivé, il a fini par prendre son envol, majestueux, royal, immense. 

 

Quand Max revient et que je lui narre ma rencontre, il comprend que c'est bien l'aigle orné que j'ai vu et il part aussitôt  pour essayer de le retrouver dans la partie dégagée du parc. 

Par chance, l’aigle n'est pas loin. Il est à la recherche de son repas. En effet, dans la partie dégagée du camp, de nombreux lézards se prélassent au soleil et il est facile alors pour les aigles de fondre sur eux et de les emporter dans leurs serres puissantes. Et voilà notre aigle qui arrive en rase motte, en criant.  Il n’est pas farouche, il survole le camp ; il vole d’arbres en arbres, se pose, regarde les alentours, re-décolle, se repose. Un vrai show !

 

Max a alors tout le loisir de l'observer, de le prendre en photo et c'est avec un big smile qu'il revient vers nous.

 

Ceux qui ont vu cet aigle s’accordent à dire qu’il est magnifique. C’est juste fabuleux qu’il soit venu sur le parc à quelques heures de notre départ. Ce fut un moment fort en émotion, un de ces moments qui nous ont tellement fait aimer cette somptueuse forêt amazonienne.

 

Et voici les photos de Max  :

 

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aigle_orn___03_

aigle_orn___04_

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29 octobre 2007

Forêt

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La forêt surinamaise est la même que celle de Guyane : c'est celle du plateau des Guyanes.
Elle est magnifique.
Les arbres vivent, bougent, se cassent, se tordent, grincent, ont des odeurs, et ils abritent une faune incroyable.
Ils sont immenses et forment un enchevêtrement de racines rasantes au sol. Ils sont si denses qu’il fait sombre en forêt.
Parfois, l’un d’eux tombe, entraînant alors dans sa chute d’autres arbres, ce qui provoque ce qu'on appelle un chablis et qui forme une trouée dans la canopée ; profitant du soleil qui perce alors jusqu’au sol, d’autres arbres s’empressent de pousser et referment la voûte en quelques semaines.
Incroyable comme la nature est bien faite.

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29 octobre 2007

Le lac de Brokopondo.

 

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Le lac de Brokopondo.

A 130 km au sud de Paramaribo, se trouve le réservoir de Brokopondo, cet immense lac de barrage achevé en 1965.

Le barrage de Brokopondo s’étend sur plus de 1 560 km2 de foret, soit 4 fois la surface du barrage de Petit-Saut.
Il fut construit sur la rivière Suriname et son lac s’arrête au pied du Brownsberg. Le mur de barrage a une longueur de 2 km pour une hauteur de 54 m. Il fournit 70% de la consommation électrique de la capitale.
Les ouvriers de l’entreprise
Brokopondo Water Wood International sont des bûcherons sous-marins qui exploitent les arbres morts, encore sur pied, 40 ans après la mise en eau du barrage. Pour l’exploitant, l’intérêt est considérable : le bois est déjà débarrassé de l’inutile aubier, pas de temps de séchage et le transport consiste à remorquer les troncs flottants sur l’eau.
Mais surtout, les arbres qui ont résisté au temps ont une densité et une dureté extraordinaire, favorisées par la pression de l’eau sur les fibres.
Ainsi, le bois extrait est surévalué grâce à son label « water wood » et vendu très cher. Les ouvriers opèrent avec un scaphandre à plusieurs dizaines de mètres de profondeur et manipulent une tronçonneuse hydraulique.
La SBB (l’ONF du Suriname) estime que la ressource sur tout le lac représente 1,5 milliards de dollars sur 30 à 50 ans d’activité. Pour l’instant, BWWI extrait 20 à 25 arbres par jour, mais elle compte se développer rapidement.

Extrait du livre de Philippe Boré, Balades au Suriname.    

   

 

29 octobre 2007

Randonnées

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Le parc est le point de départ de sentiers balisés.

A part Rondwandeling qui fait le tour, tous les autres sentiers descendent vers des cascades ("val") : Léoval, Mazaronival, Koemboeval, Ireneval.

IMG_0540_3

On démarre donc sur terrain plat, puis on descend vers les cascades.
Et ça descend vraiment !
Bien entendu, ensuite il faut remonter !
La Montagne des Singes à Kourou, c'est de la rigolade à côté !

   

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29 octobre 2007

Le camp

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Le camp est sur un site unique, avec vue imprenable sur le lac.
Toute l'humidité remonte du lac la nuit, et quand on se réveille le matin, on est dans la brume.
Mais très vite, elle se disperse, faisant place au soleil et à ses rayons ardents, aussi ardents qu'en Guyane.

Il y a plusieurs hébergements sur le camp.
Ce sont soit des carbets hamacs, soit des carbets lits. Ils appellent ces logements des lodges.

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Ils sont éloignés les uns des autres ce qui devrait, normalement, être un gage de tranquillité, mais nous, on est tombé avec des hollandais (dans le même carbet que nous !) qui étaient venus pour faire la fête et non pour randonner ! Du coup, il a fallu trouver un compromis avec eux (en anglais !) pour qu'ils ne se couchent pas trop tard car nous on voulait se lever tôt !!!

L'eau est précieuse ; elle coule très lentement aux robinets et il arrive même qu' elle soit parfois coupée. Nous supposons qu'il y a des pompes sur le camp car nous avons vu qu'à chaque goutière de toit correspond un énorme baril qui récupère les eaux de pluie.
Il y a aussi l'électricité, mais uniquement pendant les 12 heures où il fait nuit.

29 octobre 2007

En route pour le Brownsberg park

 

Suriname_120

En débarquant de l'autre côté du Maroni, à Albina, un taxi nous attend pour nous emmener à Paramaribo.
La route est toujours aussi dégradée et gondolée et notre chauffeur roule vite, se déportant souvent pour éviter des trous et se rabattant au dernier moment quand quelqu'un arrive en face !
Quelle peur !

A Paramaribo c’est un  minibus qui  va nous emmener à Brownsberg.
Dès que nous montons dedans, je remarque qu'il y a de la poussière rouge partout, dans les moindres  interstices :  c'est de la latérite.
Et oui, la route qu'on va prendre n'est pas une route mais une piste en fait et, de la poussière de latérite on va en manger comme jamais !

02___l_int_rieur_du_minibus           

03 - dans le minibus

Il nous faut une bonne heure pour quitter les bouchons de la capitale et rouler vers le sud. Très rapidement, la route se transforme donc en piste, une très large piste.
Pendant 130 kilomètres c’est de la tôle ondulée, fréquemment défoncée et parsemée d’énormes trous. Impossible de se parler tellement ça vibre et tellement ça tremble dans toute la carrosserie du mini bus.

 

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Au bout d'environ 3 heures, on quitte la large piste pour bifurquer sur une piste nettement plus étroite, qui monte vers le Parc.
Ah, pour monter, ça monte ! C’est de plus en plus périlleux. Avec la pluie, la latérite devient de la boue, et il y a d'énormes ornières.
Mais le chauffeur n’a pas dû obtenir son permis dans un paquet de Bonux et il assure.
On voit qu’il a l’habitude mais on n’en mène pas large pour autant !
A un moment, ce qui devait arriver, arrive : on patine dans une grosse montée et le mini bus ne veut plus avancer.
Sans se démonter, le chauffeur entreprend alors une longue marche arrière, prend de l’élan et attaque la montée plus vite. Et ça passe ! De justesse, en patinant encore, en chassant de l’arrière, en chauffant, mais ça passe !!!

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Ouf, on est bien content quand on arrive au parc. Tout mis bout à bout, cela fait quand même un voyage de 8 heures depuis Kourou.

29 octobre 2007

Brownsberg

 

VOYAGE AU BROWNSBERG PARC.

Pour notre deuxième voyage au Suriname, nous avons choisi d'aller au Parc de Brownsberg, à 130 kilomètres au sud de Paramaribo, pour être en pleine forêt, faire des randonnées et voir les animaux dans leur milieu naturel.

Ce parc fait partie des Réserves Naturelles et des Sites Protégés du Suriname.
Il est situé à 500 mètres d'altitude et surplombe le Brokopondo, immense lac de barrage, grand comme 4 fois celui de Petit-Saut en Guyane.

 

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14 octobre 2007

Week-end en carbet

  

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La Guyane sans carbet, c'est pas la Guyane !

Photos d'un petit week-end sympa avec des amis, qui débute le samedi matin au dégrade Saramaca (PK 21) avec le chargement de la pirogue.

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Tiens, y'a des bretons dans le coin  ! (Bonjour à nos amis bretons !!)

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Moments hors du temps, loin de la civilisation.

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Fleur de cacao rivière :

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Les hamacs : 2 poutres, des cordes, des mousquetons et le tour est joué !

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Les moustiquaires, comme leur nom l'indique, sont censées nous protéger des moustiques. Elles protègent aussi, éventuellement, de la chute inopinée d'une araignée ou autre bébête qui pourrait se balader dans le secteur la nuit. Il vaut donc mieux fixer correctement sa moustiquaire.

La nuit, dans la forêt, il y a plein de bruits.
Si t'arrives à t'endormir malgré les crapauds qui coassent, ensuite t'as les ronfleurs des autres hamacs qui débutent leur concert !
Plus tard, les singes hurleurs se répondent dans un souffle rauque, long et puissant.
Et au petit matin, tous les oiseaux annoncent le lever du jour, papayo en tête.

Corvée de vaisselle.
Oui, mais laver la vaisselle dans un cadre pareil c'est plutôt cool :

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La Couy. Quand le fleuve est miroir :

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5 octobre 2007

VOL 178

Ariane, magnifique, comme d'hab.
Vendredi 5 octobre 2007, Ariane a décollé à 19h02.
C’était le 4ème lancement de l’année.
On a failli voir un tir de jour car il était prévu à 18h28, et, à cette heure-là, il fait encore un peu jour en Guyane.
Mais, quelques secondes avant le décollage, un rouge « ensemble de lancement » est apparu sur le tableau des paramètres,
conduisant à l’arrêt de la séquence synchronisée et donc au report du tir.
Heureusement ce report fut de courte durée : à 18h55, le vert est revenu sur le tableau, la séquence synchronisée a pu reprendre et la fusée a décollé 7 minutes plus tard.

J’en connais qui devaient être ravis d’avoir pu assister à ce lancement maintes fois reporté. Quand on vient en Guyane pour une quinzaine de jours, c’est la cerise sur le gâteau de voir Ariane décoller !

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